Bienvenu

Bonjour et bienvenu.



Ce blog "s'adresse" aux prauvençaux, aux personnes qui parlent la lengo nostro.


Il est contitué principalement de poèmes, chants et prières provençales en lengo nostro beinsûr!
:)


Il y aura également des photos_vidéos de pèlerinages qui ont un "rapport" avec la provence et la lengo nostro (ex : Pèlerinage des gardians, festo vierginenco ... ).

Ainsi qu'un peu d'histoire sur nos traditions (costumes, ...).
:D




Bonne visite :)





# Posté le mardi 28 octobre 2008 09:48
Modifié le mardi 04 novembre 2008 07:33

HISTORIQUE DE LA NACIOUN GARDIANO

HISTORIQUE DE LA NACIOUN GARDIANO
Le Marquis n'entendait pas s'orienter vers la seule défense du costume du pays d'Arles. Dans sa pensée, "Lou Coumitat Vierginen" créé en 1904 n'était qu'une première étape vers une action "nationale" plus large. En 1909, "Lou Coumitat Vierginen" prit le nom de " Nacioun Gardiano" et précisa ses buts : maintenir et glorifier le costume d'Arles, les us et costumes de la Camargue et des pays taurins, poursuivre l'épanouissement de la langue d'Oc, propager la doctrine félibréenne contenue dans les oeuvres de Frédéric Mistral et de ses disciplines.

La
Nacioun Gardiano fit appel à tous les Méridionaux qui, à un titre quelconque, concourent à la conservation de nos traditions vivantes, de nos moeurs, de nostre langue. Et l'on vit peu à peu des manadiers, des gardians, des amateurs gardians, si nombreux dans le Languedoc, des félibres, des poètes, des artistes, des aficionados, des paysans, se grouper autour de son étendard, symbole de son idéal, de son but, de son action.

Noué à la ham
pe d'un trident, il représente la banière rouge des Comptes de Toulouse, avec, d'un côté, la Croix de Languedoc, le cri de ralliement de nos aïeux de la guerre des Albigeois et de l'autre, la barque des Saintes Maries surmontée de l'étoile aux sept rayons du Félibrige.

A dire vr
ai, l'initiative du Marquis rencontra surtout parmis la gent gardiane, des préventions défavorables qui n'ont pas encore complètement désarmé à l'heure actuelle.

On eut beau préciser que le mot "gardian" inclu dans "Nacioun Gardiano" ne signifiait pas seulement "garde-bêtes", mais "gardien" d'une traditio,, d'un esprit particulier, d'un pays, d'une "nation". on voulut dès le début, l'opposer à la "Confrarie des gardians" d'Arles dont le caractère est tout différent, puisqu'elle constitue un groupement corporatif principalement composé de gardians de métier.

En cette fin de
siècle, la Confrérie et la Nacioun Gardiano qui associe désormais leurs efforts pour le maintien de nos traditions, entretiennent les meilleures relations.

Regardons comment grandit et vit cette association, sous l'influence baroncellienne:

On lui
doit la participation de nombreux cavaliers à la procession du 25 Mai, aux Saintes Maries de la Mer, à des manifestations de toutes sorte, aux réceptions, dans nos villes, de personnages officiels ou non, et dde groupement divers venus des autres provinces et de l'étranger pour visiter notre pays, aux cérémonies de la commémoration de la mort de Frédéric Mistral. Plus récemment des pèlerinages à Lourdes ont été organisés par ses soins.

C
'est le Marquis, donc la Nacioun Gardiano, qui a institué les Fêtes dites provençales, les appréciées dans nos contrées et que tant de villes de France ont voulu connaître.

L'act
ivité de la Nacioun Gardiano ne se borne pas, cependant, à des manifestations "extérieures" . Elles'exerce dans d'autres domaines qui touchent tous aux buts qu'elle s'est assignée.

D
epuis 1930, année qui vit la Nacioun Gardiano parcourir tout le Midi méditerranéen, de Nice à Perpignan, pour participer aux Fêtes du centenaire de la naissance de Frédéric Mistral, un Bulletin (Cartabèu) , rédigé en provençal est publié annuellement.


Site de la Nacioun Gardiano :

Nacioun Gardiano




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# Posté le mardi 04 novembre 2008 08:31
Modifié le mardi 07 avril 2009 08:41

LA COUPO SANTO

LA COUPO SANTO
LA COUPO SANTO


Prouvençau, veici la Coupo
Que nous vèn di Catalan:
A-de-rèng beguen en troupo
Lou vin pur de nostre plant!

REFRIN: Coupo Santo
E versanto,
Vuejo à plen bord,
Vuejo abord
Lis estrambord
E l'enavans di fort!


D'un vièi pople fièr e libre
Sian bessai la finicioiun
A, se toumbon li Felibre
Toumbara nosto nacioun.

REFRIN

D'uno raço que regreio
Sian bessai li proumié gréu;
Sian bessai de la patrìo
Li cepoun emai li piéu.

REFRIN

Vuejo nous lis esperanço
E li raive dou jouvènt,
Dou passat la remembranço,
E la fe dins l'an que vèn.

REFRIN

Pèr la glòri dou terraire
Vautre enfin que sias counsènt
Catalan, de lieun, o fraire,
Coumunien toutis ensén!



Frederi Mistral
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# Posté le mardi 28 octobre 2008 10:09
Modifié le lundi 03 novembre 2008 05:38

QUI ETAIT LE MARQUIS DE BARONCELLI JAVON ?

QUI ETAIT LE MARQUIS DE BARONCELLI JAVON ?
Folco de Baroncelli-Javon, naît à Aix-en-Provence le 1er novembre 1869. Il descend d'une vieille famille florentine installée en Provence depuis le XVe siècle dans un bâtiment au plein centre d'Avignon, le palais de Baroncelli, appelé plus récemment « Palais du Roure ». Il est le frère du célèbre cinéaste Jacques de Baroncelli et de Marguerite de Baroncelli-Javon qui fut reine du Félibrige.

En
1895, lou Marquès (le Marquis), comme on l'appellera désormais, se rend en Camargue et monte une manade, la Manado santenco (la Manade saintine), aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Il épouse la fille d'un propriétaire de Châteauneuf-du-Pape; de ce mariage, il aura trois filles, mais sa femme supporte mal le climat camarguais et leur vie commune est épisodique. Néanmoins, le 30 juillet 1899, il s'installe définitivement aux Saintes sur la petite route du Sauvage, au mas de l'Amarée.

Dès l
e début du XXe siècle, le Marquis s'attelle avec d'autres à la reconquête de la pure race Camargue, tout comme il participe activement à la codification de la course camarguaise naissante. La sélection draconienne qu'il opère est récompensée par son taureau Prouvenço, historique cocardier qui déchaîne les foules, baptisé ainsi autant pour ses qualités esthétiques que ses aptitudes combatives. Le 16 septembre 1909, il crée la Nacioun gardiano, qui a pour objectif de défendre et maintenir les traditions camarguaises.

En 1924, i
l demande à Paul Hermann de concevoir et dessiner la croix camarguaise qui symbolise la Nacioun gardiano. La croix originelle est réalisée par Joseph Barbanson, forgeron aux Saintes-Maries-de-la-Mer et inaugurée le 7 juillet 1926 sur un terre-plein de l'ancienne sortie sud-est de la cité camarguaise.

Da
ns les années 30, il dénonce le projet d'assèchement du Vaccarès, se bat pour la création d'une réserve et manifeste pour le maintien des courses camarguaises.
Il soutient
également les gitans et leur pèlerinage. A sa demande, l'Archevêque d'Aix, Monseigneur Roques, tolère que la statue de Sara, patronne des gitans, soit amenée jusqu'à la mer, ce qui est réalisé, pour la première fois, le 25 mai 1935. Toutefois, ce n'est qu'à partir de 1953 que des prêtres participeront à cette procession.


Affaibli p
ar la maladie et terriblement attristé, il s'éteint à la fin de 1943. Il reçoit l'extrême onction et décède le 15 décembre 1943 peu avant 13 heures en Avignon.


So
n mas Lou Simbèu est détruit à l'explosif en 1944 par les troupes allemandes lorsqu'elles quittent le pays. Il n'aura duré que 13 ans. Le 21 juillet 1951, les cendres du Marquès sont transférées dans un tombeau à l'endroit même où se trouvait le mas du Simbèu. Lors de ce transfert, alors que le convoi funèbre longe les prés, les taureaux de son ancienne manade se regroupent et suivent lentement le cortège, comme accompagnant leur maître une dernière fois. Ainsi, selon sa volonté :

"Lorsque
je serai mort, quand le temps sera venu, amener mon corps dans la terre du Simbèu, ma tête posée au foyer de ma vie, mon corps tourné vers l'église des Saintes, c'est ici que je veux dormir."

Le Marqui
s repose ainsi sur les lieux de son dernier mas.


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# Posté le mardi 04 novembre 2008 08:57

CANT DE LA FESTO VIERGINENCO

CANT DE LA FESTO VIERGINENCO
CANT DE LA FESTO VIERGINENCO

Canten la glòri e l'ounour dou païs, e sa belòri que touti rejouis:
Li chato de quinge an, es lou fiò de Sant Jan
Que briho sus l'autour e fai lume alentour.
(bis)

O Segnouresso d'un pople renadiéu, sias la preuresso de la fèsto de Diéu:
Capello en fichu blanco e revesset galant,
Soun li reiau simbèu de voste brinde bèu.
(bis)

La couifo estrecho, Mirèio la pourtè; sa man adrecho n'en couneissié.
Se voulès triounfla,chato,counservas-la,
E voste pur velout o Rèino gardas lou.
(bis)


Frederi Mistral
# Posté le mardi 28 octobre 2008 10:35
Modifié le lundi 03 novembre 2008 18:52