A NOSTO DAMO/ BELLO REINO D'AMOUNDAUT




A NOSTO DAMO/ BELLO REINO D'AMOUNDAUT

REFRIN: Bello Rèino d'amoundaut
Benesis li Prouvènçau
E dou Rose enjusqu'is Aup
Enmantello sis oustau
Bello Rèino d'amoundaut
Benesis li Prouvènçau
(bis)

La Prouvènço à sa primo aubo
Veguè toun sourrire sant (bis)
Et dins li ple de te raubo
S'acatè coume un enfant.

REFRIN

Sus la terro Prouvençalo
Fai greia, toujour plus viéu (bis)
L'aubre di flour inmourtalo
E di cor que bèn tiéu.

REFRIN

Lou Segnour vou que mestrejes
Avau pèr nosto salut (bis)
Nous tendren se nous eugrejes
Toujour ferme e resoulu.

REFRIN

Es en tu, la Maire santo,
Que toujour nous fisaren (bis)
Eici nosto voues te canto
Mai eilamount te veiren.



Frederi Mistral
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# Posté le mardi 28 octobre 2008 09:41

Modifié le mardi 04 novembre 2008 09:02

Costume de Mireille ou en cravate

 Costume de Mireille ou en cravate
Ce costume, autrefois appelé costume de simplicité est aujourd'hui porté de 8 à 15 ans environ. Il représente la jeunesse vive, la joie et la gaieté des chatouno de notre région. C'est un costume qui s'embellit et se complexifie un peu. Il continue ensuite d'être porté par les jeunes filles et les femmes à la campagne mais aussi à la ville pour le travail de tous les jours.

Le nom de Mireille est une allusion à l'héroïne de Mistral censée avoir porté cette tenue. L'origine de cette appellation est récente, puisqu'elle date des années 1920-1930. C'est alors que se mit en place le folklore provençal tel qu'il est pratiqué aujourd'hui par les groupes folkloriques.

Ici,
la jeune fille est coiffée avec la coiffure à double bandeaux recouverte d'un bonnet de mousseline blanche quelquefois brodé. La cravate, tissu de coton ou de percale blanc bordé de dentelle, nouée autour de la coiffe en oreilles de lapin, forme ainsi deux jolies banettes (ou cornettes).

Le haut
est composé d'un corsage qu'on appelle eso, près du corps, en manches longues et toujours en coton noir sur lequel se place un devant d'estomac (ou plastron) en coton blanc en forme de trapèze et un fichu, pièce de tissu triangulaire, plissé et solidement attaché à l'aide d'épingles sur l'eso. Parfois, ce fichu est posé sur un fichu de dessous.

En bas, la
Mireille porte un panty (ou pantalon) et un jupon court qui font gonfler la jupe et paraître la taille plus fine. La jupe est en coton à motifs colorés, ample à plis froncés ou plis canons, terminant sa course à environ 20 cm du sol, et recouverte d'un tablier uni, assorti à la couleur de la jupe. Des chaussettes de coton blanc tricotées et des ballerines noires toutes simples terminent la tenue.

Pou
r nous provençaux Miréio est un poème écrit en provençal par Fréderic Mistral en 1859. Récit des amours malheureuses de Mireille et de Vincent, dans le cadre de la Camargue. Sur un livret de Michel Carré tiré de ce poème, Charles Gounod a composé un opéra en trois actes. Cet amour réciproque de Mireille et Vincent est combattu par Ramon, le père de Mireille et contrarié par le méchant gardian Ourrias qui était épris de la jeune fille.

Nom popul
aire donné au costume en cravate aujourd'hui porté par les fillettes.
Le costum
e en cravate ou costume de Mireille était appelé autrefois costume de simplicité. C'est un costume de tous les jours, à la ville comme à la campagne.Il s'agit d'une allusion à l'héroïne de Mistral censée avoir porté cette tenue.
L'ori
gine de cette appellation est récente, puisqu'elle date des années 1920-1930.
C'es
t alors que se mit en place le folklore provençal tel qu'il est pratiqué aujourd'hui par les groupes folkloriques.

Pou
r nous provençaux c'est aussi un poème Miréio (1859) écrit en provençal par Fréderic Mistral. Récit des amours malheureuses de Mireille et de Vincent, dans le cadre de la Camargue.
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# Posté le dimanche 09 novembre 2008 14:56

Costume d'arlésienne

 Costume d'arlésienne
A 15 ans passés, la jeune fille acquiert le droit de porter le ruban et le costume dit d'Arlésienne. Autrefois, cela signifiait que la jeune fille était en âge de se marier. De nos jours, la traditionnelle prise du ruban officielle a toujours lieu, chaque dernier dimanche de juillet, aux Saintes Maries de la Mer. Ce costume n'est pas porté pour le travail mais seulement à la ville, en grande simplicité. Il s'est rallongé et agrémenté.

Le premier
costume d'Arlésienne porté est le costume Virginen, costume de coton à motifs colorés, mais toujour sobre.

L
a coiffure, batie selon les mêmes principes que ceux du costume de Mireille est recouverte d'une pièce de tulle brodée. Un ruban de velours bleu marine est de rigueur à la place de la cravate.
La jupe,
constituée de panneaux de tissus assemblés (forme ronde à plis), ou biaisée (aucun pli) se terminant par des fronces à l'arrière, frôle le sol et ne laisse voir que le bout de la chaussure, en l'occurence, des escarpins..
Le tablier
et le pantalon ont disparu, le jupon est désormais long.
L'eso
, toujours en coton noir, est accompagnée de la chapelle, qui comprend quatre éléments : le devant d'estomac (ou plastron), la guimpe, le fichu de dessous (ou fichu de propreté) et le fichu de dessus. Ce dernier doit être assorti à la jupe, si possible dans le même tissu, ou alors blanc brodé.




Le costume d'Arlésienne à proprement parler:




Il est
généralement porté pour la première fois par la jeune fille un an après sa prise officielle de ruban, lors de la présentation à la Reine d'Arles, lors de la Fête du Costume, le 1er dimanche de juillet en Arles. Les tissus soyeux remplacent alors le coton, en modifiant parfois légèrement le costume : ce sont la jupe et l'eso qui sont désormais dans le même tissu (soie ou taffetas), et le fichu est dans un tissu richement brodé ou ornementé (tulle, coton, organdi, soie, etc..). On peut, suivant le tissu, trouver la première forme de costume, jupe et fichu assorti (avec le taffetas par exemple). Le ruban est de couleur, assorti au tissu, mais il peut aussi être bleu marine. Ce costume peut être porté toute sa vie.
Un sac, des gants, des bijoux et une ombrelle complètent cette tenue, d'une grande sobriété mais aussi d'une grande élégance.

# Posté le dimanche 09 novembre 2008 15:01

Modifié le samedi 10 janvier 2009 12:54

UN NOËL EN PROVENCE

UN NOËL EN PROVENCE


Quelques coutumes pour la période de Noêl en Provence:

Le blé à la Sainte Barbe:

Le 4 décembr
e, il faut faire germer des graines de blé dans trois soucoupes couvertes de coton humide. Si les tiges poussent droites et vertes, l'année sera prospère. Ces petits champs miniatures prendront place ensuite dans la crèche familiale.

La crèche et les santons:

Pour
préparer la crèche, de nombreuses foires aux santons s'organisent dans toute la Provence dès mi Novembre. Le vrai santon du provençal "Santoun" (petit saint) est en argile, il est crée artisanalement à la main et avec amour. Les santons doivent ensuite prendre figure humaine, une allure, un caractère et même un rang social...

I
ls représentent les habitants du village se rendant à la crèche : joueurs de pétanque, marchands de poisson, docteurs, boulangers, bergers ... La crèche authentique est en fait une représentation idéale du village provençal et de son petit monde. Cette tradition est présente dans chaque département de la Provence mais plus forte dans les Bouches du Rhône.


La veillée de noël, le gros souper et les 13 desserts:


Le gros s
ouper est servi le soir de Noël, avant de se rendre à la messe de minuit. Rien n'est laissé au hasard, il y a une symbolique derrière chaque plat et les chiffres sont importants :

La table
est couverte de 3 nappes blanches - 3 pour les 3 personnes de la Trinité - avec 3 chandeliers blancs allumés et 3 soucoupes de bgermé de la Ste Barbe. Surtout pas de gui réputé porte-malheur...!

Le gros souper est paradoxalement composé de 7 plats maigres en souvenir des 7 douleurs de Marie, il est servi avec 13 petits pains suivi des 13 desserts représentant la Cène avec les 12 apôtres et Jésus.
Les plats m
aigres servis diffèrent d'un coin de Provence à l'autre, on retrouve souvent la carde et le céleri, le choux-fleurs, les épinards et la morue, l'omelette, les escargots, la soupe à l'ail ... mais jamais de viande uniquement des poissons, des coquillages, des gratins, des légumes, des soupes, de l'anchoïade. La seule abondance est celle des treize desserts.

Les treize desserts s
ont dégustés au retour de la messe, ils resteront sur la table pendant les 3 jours suivant, jusqu'au 27 Décembre :


les 4 mendiants : figues sèches (Franciscains), amandes (Carmélite), raisins secs (Dominicains) et noix (Augustins),

les dattes : symbole du Christ venu de l'Orient,

les nougats (le noir et le blanc) pour le pénitent blanc et le pénitent noir selon certains, pour d'autres le nougat blanc, doux et onctueux représente la pureté et le bien, le nougat noir plus dur et cassant évoque l'impur et les forces du mal...

la fougasse à l'huile d'olive (la pompe) : galette ronde aplatie à l'huile d'olive,

•la
pâte de coing ou fruits confits dans la région d'Apt ou de Carpentras,

•les
oreillettes (petite gaufre légère et fine),

les fruits frais : mandarines, oranges, poires, raisins et melons d'hiver conservés pour cette occasion.


La messe de minuit:

Parto
ut vous entendrez des chants de Noël provençaux, pour célébrer ce moment sacré certains seront accompagnés de flûtes et tambourinaires. Dans quelques villages, la messe pourra être en provençal. La messe peut être composée d'une crèche vivante où les personnages de la crèche sont représentés par les habitants du village costumés : la Sainte famille (Jésus, Marie, Joseph), les Rois Mages et les bergers.
Vous pourre
z aussi assister dans certains village au rituel de la cérémonie du Pastrage pendant la messe de minuit : un agneau nouveau né est apporté en offrande (il est vivant et on ne lui fait aucun mal) soit dans une charrette décorée, garnie de paille et feuillages soit dans les bras des bergers qui sont venus à l'église en procession après avoir traversé les collines.

Une pastorale peut
accompagner la messe : c'est une représentation de la Nativité théâtralisée, chantée et parlée en provençal par des personnages costumés en habits provençaux.
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# Posté le dimanche 21 décembre 2008 04:39

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 04:51

LA CANSOUN DI FERRE

LA CANSOUN DI FERRE


LA CANSOUN DI FERRE
LA CHANSON DES TRIDENTS

Dins lou cantoun de la cabano
Dans le coin de la cabane

Ounte lou b
aile l'a rejoun,
le chef l'a placé,

Dor lo
u ferre di tres pounchoun,
Dort le fer aux trois pointes,

R
as d'un parèu de lòngui bano
Près d'une paire de longues cornes

D'un biòu m
ort au mitan dòu round.
D'un taureau mort dans l'arène.



D'ounte vènes, pico latino?
D'où viens tu , pique latine?

Quau saup se t'aduguèron pas
Qui sait si l'on ne t'appora pas

Sus si galèro levantino
Sur les galères levantines

De Sidoun, de Tir o d'Ellas?
De Sidon, de Tyr ou d'Hellas?

Iéu te vese, lieun de toun caire,
Moi, je te vois loin dans ton coin,

Dins un tèms que dison li vièi
En un temps dont parlent les vieux

E que n'en parlon li cantaire,
Et que célèbrent les chanteurs,

Sus l'espalo di counquistaire,
Sur l'épaume des conquérents,

Alentour dou pàli di rèi.
Autour du dais des rois.



E vuei, te regarde,mountado
Et aujourd'hui, je te regarde, emmanchée,

Sus toun aste de castagnié,
Sur la hampe de châtaignier,

Que dormes dins la cantounado,
Et dormant à l'écart,

Armo di baile e di vaquié;
Arme des chefs et des vachers;

E que ti pivo rounvihado,
Toi,dont les pointes rouillées,

Enviscado de sahin nòu,
Ointes de graisse neuve,

Espèron la revoulunado
Attendent la mêlée,

Per s'abéura de sang de biòu.
Pour boire le sang des taureaux



S'uno mescladisso d'estrasso
Si un mélange abominable

E lou bourboui universau
Et le désordre universel

Empourtavon pas nosto Raço
N'emportaint pas notre Race

Emé li raço d'eilavau;
Avec les races d'ailleurs;

Se lou barbaroun, qu'à la porto
Si la barbarie qui à la porte

Pico, i' a mai de sètnts an,
Heurte, voilà plus de sept cents ans,

Fenissié pèr passa pèr orto
Passait enfin au large

E respetavo lis enfant;
Et respectait nos enfants;



A la fèsto de nòsti crèire,
A la fête de notre foi,

Te menarian,ferre di biòu,
Nous te conduirons, fer à taureaux,

Que manejavon nòsti rèire
Toi que maniaient nos ancêtres

D'en Prouvènço au païs raiòu;
De la Provence au pays Cévenol;

Tu, qu'en Arle, li jour de fèsto,
Toi qui, en Arles, aux jours de fêtes,

Fas revira touti li tèsto
Fais retourner toutes les têtes

E s'aboulega li riban,
Et palpiter les rubans,

Entre-signe de la batèst
Signal de bagarre

Emé di picamen de man.
Et des battements de mains.



Ficheiroun, armo de Prouvènço,
Trident, arme de Provence,

Armo di baile e di vaquié,
Arme des chefs et des vachers,

T'auboure, en l'ounour di crenço,
Je te hausse, au nom des croyances,

Sus toun aste de castagnié;
Sur ta hampe de châtaigniers;

Mai fièr dins ma sello gardiano
Plus fier dans ma selle gardiane

Qu'un targaire, sus lou paiòu,
Qu'un joueur sur un palier de la barque,

Que boufe dintre lis engano
Que souffle sur les salicornes

Labé, vènt-larg
o tremountano,
Libyen,vent du large ou des monts,

T'abéurarai de sang
de biòu.
Je t'abreuverai du sangdes taureaux.



Jousè D'Arbaud

# Posté le jeudi 01 janvier 2009 16:28

Modifié le vendredi 02 janvier 2009 07:06