Frédéric Mistral, naît à Maillane le 8 Septembre 1830 au Mas du Juge. Il est le fils de ménagers aisés, installées au Mas du Juge , à la sortie de Maillane. Il y vécu jusqu'à ses 9 ans, âge auquel il partit sur Avignon, en pension. Après avoir obtenu son bac, il va à Aix-en-Provence, pour suivre des études de droit. Il retourne à Maillane et décide de devenir poète et de redonner ses lettres de noblesse à la langue provençale, serment qu'il fait face aux Alpilles.
A la mort de son père en 1855, il contruit une maison enface de celle où vivait sa mère. De cette maison, il pouvait voir les Alpilles(comme au mas du juge), qui était sa source d'inspiration. Et, c'est cette même année qu'il se marie avec Marie Rivière, une jeune bourguignonne, avec laquelle il n'aura pas d'enfant..
Mistral commence Mirèio en 1851 (à son retour d'Aix) et le fait paraître en 1859. Il l'a écrit en provençal, puis en a fait lui-même la traduction française. Le Mas du Juge lui servira de modèle pour décrire le Mas des Micoucoules, dans Mirèio.
Il monta sur Paris, où il travaillait dans un journal, où il rencontra Lamartine, grand poète français. Les deux poètes deviennent amis, Lamartine voulant entendre la musique de la langue provençale, il demanda à Mistral de lui lire un passage d'une de ses oeuvres. Mistral décida donc de lui présenter des vers de Mirèio en lengo ainsi que sa traduction. A cette époque, Lamartine faisait paraître dans un journal son « Entretien du cours familier de littérature » qui était une sorte de chronique littéraire, sous le charme de l'écriture de Mistral, il a donc consacré une de ses chroniques à Mistral et à son œuvre Mirèio où celui-ci annonce à la France que Mistral est un nouvel Omère.
Il publie Mirèio en lengo nostro ainsi qu'en français, en 1859. Cette oeuvre reçut un immense succès mondial, elle a été traduite en de nombreuses langues. Il obtient le Prix Nobel de littérature en 1904.
Avec le montant de ce "prix", il entreprend la crétion de Museon Arlaten à Arles, où il exposera la culture provençale; oeuvres, outils, costumes, ... .
De retour à Maillane, Mistral s'uni avec le poète José Roumanille, pour restaurer la langue provençale. Ils se réunissent avec 5 autres poètes provençaux (Teodor Aubanel, Ansèume Matiéu, Jan Brunet, Anfos Tavan et Pau Giera), le jour de la Saint Estelle (Etoile en provençal), et fondèrent le Félebrige qui a pour symbole l'étoile à 7 branches. Le Félibrige est encore aujourd'hui l'une des rares organisations culturelles présentes sur les 32 départements de langue d'oc.
Il a commencé à imaginé le musée arlaten dans les années 1890, le musée ouvre ses portes en 1899 et sera déplacé en 1905 dans de nouveaux locaux rachetés grâce à l'argent du Prix Nobel de Littérature (1904).
Il décèdera le 25 mars 1914 à Maillane. A sa mort, il lèguera sa maison ainsi que tout ce qu'elle contient, à la ville de Maillane, pour en faire un musée.